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Jeux dangereux : cela concern e chacun d'entre nous.
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" N'importe quel enfant peut un jour s'adonner à un jeu dangereux, sans avoir de fragilité psychologique particulière ", insiste Magali DUWELZ, présidente de l'association SOS Benjamin. " Pour ne pas paraître lâche aux yeux des copains, pour imiter un autre élève qui lui a raconté son expérience, pour éprouver des sensations intenses et nouvelles, pour reproduire des images vues sur Internet. Les motivations, hélas ne manquent pas. "

Les jeux dangereux peuvent être de plusieurs sortes. Les plus connus sont les jeux de non-oxygénation : le joueur se met en apnée ou se serre le cou avec un lien. Autre catégorie : les jeux d'agression durant lesquels un groupe de jeunes s'attaque physiquement à un enfant seul, en le frappant, en lui marchant dessus. Et enfin les jeux de défis, sur le mode " t'es pas cap " qui peuvent conduire les participants à traverser un grand boulevard les yeux fermés, sauter d'un pont ou autres initiatives à hauts risques.

" Ces jeux se pratiquent à l'école, sur le chemin de l'école, à la maison, en colonie de vacances, à vrai dire dans n'importe quel lieu que fréquentent les enfants et où ils peuvent se soustraire quelques minutes à la surveillance des adultes ", signale Magali DUWELZ.

Des signaux d'alerte

Si le vôtre a déjà essayé un tel jeu ou s'y adonne régulièrement, il est peu probable qu'il vous en parle . Pourtant, certains signaux peuvent vous alerter. " Des traces rouge autour du cou, les joues rouges, une vision trouble, de violents maux de tête à répétition, des bourdonnements d'oreille, une forte fatigue, des problèmes de concentration sont des éléments que l'on retrouve fréquemment en cas de pratique de jeux de non-oxygénation. Pour les jeux d'agression et de défi, ce sera plutôt des vêtements régulièrement déchirés, des hématomes, des plaies diverses ", détaille Magali Duwelz.

Comment réagir si vous avez des doutes ? Une seule solution : provoquer le dialogue avec votre enfant. "Insistez sur le fait que vous n'allez pas le punir, le disputer ou le juger. Ensuite parlez-lui des risques : l'immense majorité des jeunes n'en sont absulument pas conscients. Les connaître peut l'inciter à renoncer " signale-t-elle. Soyez précis dans vos explications : quand le cerveau ne reçoit plus d'oxygène pendant plusieurs minutes, il subit de graves dommages. Cela peut conduire à un coma profond avec des séquelles au réveil (paralysie, surdité, cécité)... ou pas de réveil du tout. "Un rappel à la loi peut aussi se révéler efficace. Inciter un copain à pratiquer un jeu dangereux, ou faire partie des agresseurs peut conduire devant un juge dès l'âge de 10 ans ", explique-t-elle. De quoi peut-être refroidir votre enfant....

Ne restez pas seul(e)
Si vous avez découvert que votre enfant est adepte d'un jeu dangereux, ne restez pas isolé(e). Emmenez-le rapidement chez votre médecin traitant : entendre les risques qu'il court de la bouche de ce professionnel le marquera peut-être davantage. Alertez le directeur de son établissement scolaire, les représentants de parents d'élèves : d'autres enfants sont peut être en danger. Si vous sentez votre enfants perturbé, demandez à voir le psychologue scolaire ou consultez-en un dans un Centre médico-psycho-pédagogique (CMPP).

Pour plus d'informations : www.jeuxdangereux.fr