![]() |
Fédération des Conseils
|
Première intervention d'ordre général :
La FCPE ne peut accepter les conditions
dans lesquelles ce CAEN se tient. L’investissement des représentants
de parents d’élève mérite une autre considération.
Malgré les textes et circulaires, il n’y a pas moyen de faire
respecter les règles, il faut toujours batailler pour avoir des
réunions aux horaires correspondants avec nos engagements professionnels,
pour avoir les documents, pour le respect des délais, pour être
informés.
Pour une convocation 2 jours après la rentrée des vacances,
nous avons reçu les documents préparatoires le samedi des
vacances. Le cachet de la poste est du vendredi 16 décembre, dernier
jour de classe. Pouvez-vous nous dire quand et comment nous pouvions travailler
sérieusement ? N’importe quel élève qui aurait
une telle attitude vis-à-vis de l’institution devrait en
répondre, alors comment se fait-il que les parents de ces mêmes
élèves soient traités de la sorte par cette institution
? C’est une déconsidération totale de notre rôle
et de notre place dans la communauté éducative.
Non seulement ce CAEN est réuni très tardivement pour faire
un bilan de rentrée 2011 mais il est aussi en complet décalage
sur les débats qui concernent la rentrée 2012 au regard
des forums et salons qui ont commencé en décembre. Si nous
savons que cette instance ne donne qu’un avis, nous y venons toujours
avec la ferme intention de vous convaincre de certaines démonstrations,
d’arriver à faire infléchir quelques décisions
ou orientations. Aujourd’hui, soit les chefs d’établissements
ne sont pas en mesure de répondre sur les ouvertures et fermetures
aux demandes des familles, soit ils savent répondre, auquel cas
cette réunion ne sert clairement à rien, vous avez décidé
de vous passer de notre avis et de nos remarques.
Nous nous posons une question : Est-ce une tactique délibérée
émanant du ministère ou le rectorat est-il à ce point
dans la difficulté pour organiser la rentrée et tout simplement
travailler ? Ces dysfonctionnements sont graves et inacceptables.
Par ailleurs, nous nous demandons comment les services académiques,
et le Ministre peuvent prendre des décisions et envisager des orientations
sans disposer des informations statistiques qui servent à mesurer,
quantifier, évaluer, prévoir. Les études et notes
de la DEPP qui ne sont pas sorties cachent-elles des analyses qui dérangeraient
? La FCPE, comme beaucoup d’autres acteurs intéressés
par l’Ecole, ne peuvent accepter ce silence. Les successions de
tableaux et de chiffres ne veulent pas dire grand-chose sans l’analyse
qui doit les accompagner. La FCPE demande la publication de toutes les
études, les évaluations de toutes les expérimentations
et des récentes décisions. C’est uniquement à
ce prix que nous pourrons considérer qu’il y a transparence.
Négliger les rouages de concertation et d’information qui
sont les éléments essentiels pour le fonctionnement de la
communauté éducative et les relations entre ses membres,
nuit à l’ambiance sereine que chacun est en droit d’attendre
et met en danger l’Ecole de la République.
Si notre avis n’est pas attendu sur les propositions de 2012, nous
tenons à signaler notre inquiétude face à plusieurs
sujets qui nous semblent majeurs et nous interviendrons sur eux dans la
suite des débats :
Tout ceci me permet d’affirmer
qu’être parent d’élève en 2012 n’est
vraiment pas chose aisée.
Madame la Rectrice les doléances que nous avons à formuler
sont nombreuses, nous attendons, au moins des réponses à
communiquer aux familles.
**********
Deuxième intervention sur la dégradation des conditions d'apprentissage :
Madame le Recteur,
Madame La Vice présidente,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Académique de l'Education
Nationale.
Par cette déclaration, les parents d'élèves FCPE
tiennent à vous faire part de leur inquiétude face à
la dégradation des conditions d'apprentissage de nos enfants.
Cette année, encore plus que les années précédentes,
nous voyons concrètement, les effets pernicieux de la diminution
drastique du nombre d'enseignants. Au delà des moyennes et des
chiffres, nous constatons en effet, sur le terrain :
Nous nous posons les questions suivantes :
Juste avant
les vacances, le gouvernement a annoncé la liste des suppressions
de poste. La région Centre va perdre 196 enseignants dans le 1er
degré et 241 dans le 2nd degré. Madame Le Recteur, ces chiffres
sont pour nous parents FCPE, inacceptables.
Vous pourrez répondre que les effectifs en 2nd degré vont
diminuer de 128 élèves et de 266 en 1er degré. Certes,
mais cela ne représente respectivement que 5 classes et 10 classes.
Le ratio nous paraît largement défavorable pour nos enfants.
Vos prévisions laissent apparaître l'arrivée de générations
importantes en primaire ou au collège. A moins que tous les enfants
quittent l'école, la région ou décrochent, nous nous
demandons dans quelles conditions vont-ils être accueillis lorsqu'ils
arriveront au collège ou au lycée. Faudra-t-il abattre des
cloisons pour faire des classes de plus de 40 élèves parce
que le nombre d'enseignants ne sera pas suffisant pour faire des classes
de 25 élèves ?
Que d'imprévisions, que de gestions à la petite année
?
De plus, dans le premier degré, l'école maternelle doit elle
disparaître pour dégager un nombre d'enseignants suffisants
pour, en élémentaire, enseigner à nos enfants les savoirs
fondamentaux si chers au ministre.
Nous craignons, même si nous nous refusons à imaginer, que
toutes ces mesures n'aient qu'un objectif : Détruire le Service Public,
laïc et gratuit d'éducation, l'Ecole de la République.
"Lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage." Ces
dernières années montrent que le système de l'école
est au bord de l'implosion. Quelle bonne excuse pour la détruire
!
**********
En plus de ces interventions, nous avons pu intervenir de façon très concrète sur tous les sujets :