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Fédération des Conseils
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La FCPE s’est exprimée
sur la décision du ministre de l’éducation nationale
de neutraliser le premier exercice de l’épreuve de mathématiques
du bac de la série scientifique.
Nous trouvons que cette décision ne répond en rien à
la nécessité de ne pas léser l’immense majorité
des candidats et de ne pas favoriser les éventuels fraudeurs, qu’elle
est injuste et qu’elle pénalise les candidats ayant passé
du temps sur cet exercice au détriment des autres.
Si la solution aurait été de faire « recomposer les
candidats », il n’en reste pas moins, qu’au-delà
des énormes difficultés d’organisation, c’est
au candidat que l’on ajoute du stress et c’est lui que l’on
place dans de mauvaises dispositions pour la réussite de l’examen.
Après avoir consulté notre conseil, il apparaît que
la FCPE, ses conseils départementaux et ses conseils locaux ne
peuvent agir devant le tribunal administratif. Le juge, en la matière,
ne pourrait retenir l’intérêt à agir de notre
fédération. En effet, seul le candidat, ou ses tuteurs légaux
si il est mineur sont recevables à recourir en contentieux.
Toutefois, si un candidat souhaitait recourir en contentieux devant le
tribunal administratif, il ne pourrait pas attaquer l’épreuve
en tant que telle mais bel et bien la délibération finale
du jury d’examen.
Si le juge administratif décidait de donner raison au candidat
en annulant la délibération, il ne serait toutefois nullement
dans ses prérogatives de d’attribuer le bac ou une quelconque
mention au candidat concerné. Le juge ne statuerait que sur une
éventuelle indemnisation du dommage subi, difficilement quantifiable.
Par conséquent, la portée utile d’une démarche
contentieuse pour le candidat semble très faible.
Chaque candidat peut toutefois solliciter le médiateur de son académie,
la médiatrice de l’Education nationale, voire le médiateur
de la République.
De notre point de vue, il appartient au ministre de revenir sur sa décision,
et opérer le choix de ne pas léser l’immense majorité
des candidats.