![]() |
Fédération des Conseils
|
Une cinquantaine de personnes s'est réunie devant le collège Genevoix à l'appel de la FCPE. Ici et là, des remplaçants manquent encore à l'appel.

Chantal Jomaa, vice-présidente de la FCPE, hier soir, devant le
collège Maurice-Genevoix
Devant l'ampleur du problème et l'urgence à
le traiter, nous ne pouvions pas remettre ça à plus tard.
Hier soir, le message délivré par Chantal Jomaa et les autres
représentants de la FCPE était clair. Depuis des semaines
déjà, les parents d'élèves alertent sur les
non-remplacements de professeurs. Et engrangent de « petites victoires.
» Sans s'en satisfaire totalement cependant. « Au collège,
une remplaçante de français-latin doit arriver lundi. Au
lycée, le retour théorique d'un professeur d'arts plastiques
est prévu la semaine prochaine », précise Chantal
Jomaa. Reste à régler le problème de l'éco-gestion
en classes de terminale ou encore celui de l'anglais « euro ».
Du côté du lycée professionnel Denis-Papin, les six
heures d'arts appliqués ne sont plus assurées...
« Les chefs d'établissements ont alerté le rectorat,
sans grand succès. Des moyens internes sont mis en place pour parer
au plus urgent. Ces solutions sont basées sur le volontariat, mais
on ne peut pas se satisfaire de ces bricolages », entendait-on,
hier soir, sur le parvis du collège Genevoix qui réunissait
des parents et des professeurs. Quid du rectorat ? « Il ne trouve
personne. Il nous dit qu'il a les budgets, mais pas les moyens humains.
» Triste réalité d'un métier qui, semble-t-il,
ne fait plus rêver compte tenu des moyens en peau de chagrin.
La FCPE a réitéré ses inquiétudes à
propos des emplois du temps « gruyère » des élèves,
d'éventuelles épidémies de grippe à venir...
et d'une nouvelle restriction de moyens à la rentrée prochaine.
« Il va falloir que les parents aillent jusqu'au tribunal administratif
pour que l'État réagisse enfin ? »
Pour continuer à maintenir la pression, la FCPE a invité
les parents à faire remonter au rectorat à titre individuel
leur mécontentement face à la situation.
Article paru dans la Nouvelle République du 3/12/2011