![]() |
Fédération des Conseils
|
C.D.E.N du 25
Juin 2010
Plan de transports scolaires 2010-2011
Motion sur les transports scolaires présentée par la F.C.P.E,
la P.E.E.P, les
représentants du personnel de l'Education Nationale, les Délégués
de l’Education Nationale et les élus des collectivités
locales
Le Conseil Départemental de l’Education Nationale, convoqué
fin juin, a toujours été marqué par une approbation
du plan de transport scolaire proposé par le Conseil Général.
Les parents d'élèves de la F.C.P.E et de la P.E.E.P, les
Délégués Départementaux de l’Education
Nationale, les représentants des élus et les représentants
du personnel ont toujours émis un vote favorable qui saluait ainsi
la politique menée par le Conseil Général prenant
en charge quasi-totalement ce service.
Cette année, les
membres du Conseil Départemental de l’Education Nationale,
signataires de ce texte ne pourront pas en l'état approuver la
proposition du Conseil Général. Ce qui suit est non seulement
une explication de vote, mais aussi et surtout un ensemble de propositions.
En décembre dernier, l’Assemblée départementale
unanime a décidé la création de frais de dossier
de transport de 40 euros par enfant, ramenés à 30 euros
quand la demande est effectuée par internet. Les très importantes
difficultés budgétaires qui affectent les collectivités
territoriales, que nous connaissons tous, ne justifient pas l'habillage
technique donné à la participation financière demandée
aux familles.
La vérité des prix, la vérité tout court,
demandent qu'il soit dit que les efforts financiers ne pouvaient plus,
comme précédemment, être supportés entièrement
par la collectivité. Certes, l'abandon pur et simple de la contribution
demandée aux familles serait la décision la plus souhaitable.
Si cette contribution doit être maintenue, nous demandons :
ààà- qu'elle
soit revue à la baisse de manière substantielle, qu'elle
soit appliquée par famille et non par élève.
ààà-
que ne soit pas demandé aux familles qui n'ont pas accès
à internet un tarif plus élevé. La mesure actuelle
pénalise de manière inacceptable les familles les plus en
difficulté.
ààà-
que soit mis en place un calcul différentiel en fonction des revenus
des familles et que la gratuité soit totale pour les plus bas revenus.
Toutes ces demandes sont motivées par le souci de l'équité,
celui de préserver l'accès de tous les élèves
aux écoles et établissements du service public d'éducation
nationale.
Au-delà des brèches faites à la gratuité,
nous nous opposons aux dégradations qui affectent la qualité
des services publics, surtout dans les zones rurales. Indiquons par exemple
les suppressions de dessertes scolaires qui contraindront certains écoliers
à attendre pendant plusieurs heures le car qui les ramènera
à leur domicile. Signalons également la décision
prise le 9 juin dernier par la S.N.C.R, réseau de France, et Kéolis
de réduire la vitesse du Blanc-Argent de 70 à 40 kilomètres
à l’heure. Les conséquences de cette décision
sont un allongement des durées de trajet difficilement acceptables
par les familles.
Nous condamnons avec vigueur toute atteinte au service public qui participe
à son démantèlement.